jeudi 4 novembre 2010

À la table des multiplications

Le vin – on le dit suffisamment ici – est un produit culturel. Si si, même Angela Merckel, la chancelière du pays de la bière, en est convaincue. « Le vin n’est pas seulement un aliment, dit-elle à l’Europe, je pense que tout le monde (…) est d’accord pour le dire. Le vin est également synonyme de conscience de vivre et surtout de joie de vivre. » Bon, c’est pas en France qu’on entendrait des trucs comme ça… mais bon, tout ça pour dire que le vin est bien plus qu’un aliment… À ce titre, ne doit-il pas être régi comme un livre ? La question n’a rien de saugrenu. Nombreux sont ceux qui réclament un cadre à la tarification des vins, histoire par exemple de contrôler la politique tarifaire des restaurants, coupables selon certains d’apposer parfois des marges indécentes. Paul Dubrule, à l’époque patron des Mercure, avait, imposer un coefficient multiplicateur fixe de 2,5 sur les vins qu’il proposait sur ses tables. Sur le livre, les choses sont bien différentes. Le prix est fixé par l’éditeur et inscrit sur l’ouvrage, les marges se négociant par la suite entre la maison éditrice et les diffuseurs… Est-il inconcevable de fixer le prix du vin directement au domaine ? Le vin peut-il n’avoir qu’un prix et un seul ? Cela règlerait le problème des dérives dans des établissements qui n’hésitent pas à multiplier par 4, 5, 6 et plus… Mais c’est oublié un peu vite que le vin est contrairement au livre, un produit vivant… et, accessoirement, qu’il s’améliore au fil du temps. D’autant plus qu’il est devenu un produit sur lequel certains spéculent… Quelques vins se font donc rares et donc plus chers. Et c’est là que le prix unique montre ses limites. Reste l’idée de Paul Dubrule de mettre en place un coefficient multiplicateur au restaurant… why not ?

1 commentaires:

fizupope a dit…

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